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Lisboa – 23

Nov 18, 2021

Les aventures du Petit Horloger – 23

Un an s’est écoulé depuis mon retour de tour du monde horloger, il était temps de repartir en chasse. C’est pas faute d’avoir acheté d’autres montres, mais en faire l’acquisition derrière son écran ou sur le terrain sont deux choses bien différentes, ne serait-ce que pour l’excitation que ça provoque. Alors après une nuit de train couchette depuis Irun (frontière espagnole), nous voici au Portugal, Lisbonne la capitale.

Une ville pleine d’atouts mais aussi pleine de touristes, c’est quand même pas Venise mais l’affluence s’apparente à celle de Barcelone, les visites des monuments ou lieux incontournables se font à la queue leu leu je l’accepte tant bien que mal étant moi-même touriste… . Là où ça prend de l’ampleur c’est quand j’apprends de la bouche d’un des meilleurs horlogers de Lisbonne, Pedro Machado, que son cadranier qui exerçait depuis des lustres au centre ville s’est récemment fait expulser, ne pouvant plus assumer les augmentations de son pas de porte, triste… . Pedro est un ancien designer, mais reconverti depuis longtemps à en juger de ses talents et de sa collection personnelle. Il possède beaucoup de montres militaires de toutes origines et notamment des Kirovskie exceptionnelles, achetées pour la plupart quand il vivait à Moscou. En dehors de sa passion principale, c’est un fou de vélo, mais pas n’importe lesquels, il est fan de Grand-Bi, un engin tout droit sorti de la fin du 19e siècle qu’il a absolument tenu à me faire essayer. Une expérience que je suis pas prêt d’oublier, pas de gamelle mais un sacré coup de chaud pour en redescendre, en clair sans l’assistance de mon confrère je ne serai peut-être plus là pour écrire ces quelques lignes.

Hormis cette belle rencontre qui fait tout l’intérêt des voyages en règle générale, j’ai eu l’occasion de mettre les pieds au marché des voleurs (c’est son nom: feira da ladra) qui se tient le mardi et le samedi, à faire absolument quand on aime chiner. Parmi la centaine de vendeurs présents j’y trouve 4 montres sympa, qui le seront encore plus une fois retapées. Elgin, Edox, Cortebert et une Seiko au cadran pas courant. Toutes équipées de boîtes acier massif et de mouvements de bonne qualité, 2 critères essentiels à mes yeux. Les tarifs pratiqués sont corrects mais sans plus, la notoriété de ce marché y fait pour beaucoup, de toutes façons pour faire de très bonnes affaires aujourd’hui il faudrait pouvoir remonter le temps, et tant qu’à faire avant l’apparition d’internet. Quoiqu’on en dise Lisbonne est et restera une ville attrayante qui regorge de merveilles en tous genres, son trolley historique, ses palais en nombre dans la réserve de Sintra accessible à 1h de train, les spécialités culinaires dont les pasteis de nata qui raviront les plus gourmands, le Bairro Alto lieu de fête branché, etc… . En bref viva Portugal

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