Les calibres soviétiques n’ont jamais vraiment eu la côte dans le petit monde des collectionneurs de montres, on leur reproche des finitions moyennes et un fonctionnement imprécis. Oui pour les finitions moyennes, avec ces montres on s’écarte du registre de la montre de luxe, cependant en tant qu’horloger et ayant eu de nombreux mouvements de facture soviétique à létabli je peux affirmer que la majorité sont précis de l’ordre de 20/40s/jour si révisés, avec quelques exceptions de la firme Poljot. Ce calibre là le Poljot 2627H est un peu à part, ses performances sont meilleures, on peut considérer que c’était le top du top de l’industrie soviétique il y a de celà 46 ans. Cette montre automatique au format UFO, éditée pour les Jeux Olympiques de Moscou, bénéficie de 23 rubis, un saut instantané date et jour, avec, et c’est bien plus rare, un correcteur de date rapide à 8h. Remontée à fond je relève au chronocomparateur 10s max d’écart de dérive journalière d’une position à l’autre, pas mal pour une montre populaire !


